Les Juges du Salon d’Auteurs 2019

Jean-Luc Amand Fournier

Au milieu des années 1970, il commence un travail personnel ; interrogeant le médium photographique, il propose, sous forme de palimpseste, des interrogations sur la trace et la mémoire... Très vite étiqueté “Photographe-Plasticien“, il exposera dans de nombreux lieux dont une exposition personnelle à la Fondation Miro à Barcelone restera emblématique de cette période. (1983 et 1986, achats du F.R.A.C. L.R.) Ses recherches seront montrées dans des galeries à Barcelone, Nice, Cologne, Berlin, accompagnées dans cette période par Joaquim Becker et Rudolf Springer. Encore à Barcelone, il participe aux côtés de Vincenz Altaïo, Jordi Colomer et Brigitte Rambaud à la création de la revue Artics  et il restera au comité de rédaction jusqu’à l’arrêt programmé de la revue en 1990.

En 1989, il choisit de mettre momentanément de côté la photographie pour se consacrer d’abord à la gravure (un livre intitulé Odeur de Varèse  sera édité par Olivier Techer avec un texte de Pierre Bourgeade), puis à la peinture. Plusieurs expositions personnelles marqueront son engagement pictural dont celle au Carré Saint Anne à Montpellier particulièrement soutenue par Jacques Imbert et le ministère de la culture.

En 1998 il obtient sur concours le poste d’enseignant à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles (ENSP) auquel il se consacre pleinement. La même année, son retour à la pratique photographique se traduit par un travail et un livre ayant pour titre Eucalyptus avec un texte de François Bon, paru aux éditions le Caillou Bleu, Bruxelles dont la signature inaugurale a eu lieu pendant la manifestation PARIS PHOTO au grand Palais à Paris en novembre 2011. En 2000 il découvre un pays qui sera pour lui une énigme à résoudre : le Liban. Il va le parcourir en tous sens pendant presque dix ans. Mêlant écriture et photographie, voilà la naissance de Il n’y a pas que des cèdres au Liban. À mi-parcours de ce travail a eu lieu en 2004 une première exposition qui a circulé dans tout le Liban. L’École Normale Supérieure, Lettres et Sciences Humaines de Lyon a sélectionné l’ensemble de ce travail, terminé sur place au Liban en 2009, qu’elle présente en 2012 dans le cadre de la biennale “Septembre de la photographie“.

- Il n'y a pas que des Cèdres au Liban -

Entre 2002 et 2005, JLAF écrit un livre intitulé Onze, etc… mélangeant allègrement faits réels et fictions autour de la date du 11 septembre. Il en donne une lecture-performance, entre autres, au Centre National du Livre d’Artiste, à l’ENS Lsh de Lyon, au FRAC LR, à l’école de l’image le 75 à Bruxelles.

Bruxelles où il anime des ateliers de création et participe à des jurys de diplôme depuis plusieurs années, Montpellier où il est chargé de cours en Master II Arts du Spectacle (Direction Artistique de Projet Culturel), Ho Chi Minh Ville où, depuis 2005, missionné par l’ENSP, il a contribué à bâtir un département photographique à l’école du cinéma et du théâtre de cette ville. Il a aussi dirigé artistiquement l’exposition 282 km x2 (catalogue) réunissant à la bibliothèque de la Part Dieu à Lyon des travaux de diplômés de l’ENSP et de l’ENS Lsh. Enfin, il participe évidemment à la revue de l’ENSP Infra-mince coordonnant plus particulièrement les portfolios étudiants.

Il occupait à l’ENSP depuis 1998 la place de professeur titulaire coordinateur de la première année ainsi que des approches professionnelles en troisième année. Il a organisé de nombreux ateliers de recherche ainsi que des séminaires critiques. Ce sont succédés sur son invitation :  Arnaud Labelle Rejoux, Saverio Lucariello, Bernard Heidsieck, Philippe Ramette, Enna Chaton, Guillaume Herbaut, Jeffrey Silverthorne, Istvan Balogh, Hans Peter Feldmann, Hugues de Wurstemberger, Gilles Berquet, Siegfried Ceballos, Éric Watier, Roberto Martinez, John Berger, Valérie Mréjen

Il décide en octobre 2011 de quitter l’enseignement pour se consacrer entièrement à son travail de création. Mais le lien qui l’unit à Arles par l’école de la photographie et les Rencontres Internationales reste très fort. Avec les Rencontres, travaillant comme curator sur une exposition pour l’édition 2012, exposition intitulée Très loin à l’est, il y a l’ouest  présentant les travaux de Pétur Thomsen, Erwan Morère et Sunghee Lee. Avec l’école nationale supérieure de la photographie où il expose dans la Galerie Arena, en 2013 un travail inédit intitulé 119-911.

- 119-911 -

Travail qu’il présente également en 2013 à La Galerie Medamothi en Suisse 2013. En 2014 et 2015, il continue de développer ce travail sous forme de tabloïds, présentés, pour ces deux numéros, pendant PARIS PHOTO par la Galerie Hollandaise Dirk K. Boeken Bakker son partenaire privilégié et aussi à New York par la librairie de livres d’artistes Printed Matte.

- Livre Printed Matt -

Son troisième tabloïd 119-911 sort en 2016. Un livre de photographies intitulé Histoires sans lieu ni date  dédié et soutenu par Hans Peter Feldmann est sorti en 2018. 2019 nouveau livre qui a pour titre Pignes

Ses interventions aussi bien en France qu’à l’étranger se poursuivent.

 Kazimierz DZYGA

Peintre autodidacte, né le 5 janvier 1945 en Allemagne de parents Polonais, naturalisé Français. Il pose ses valises après une longue errance en Allemagne et en France prés d’Évreux, en Normandie.

Un métier qui lui tient à la peau depuis l'age de 11 ans où il sait déjà qu’il sera peintre. Ses premières toiles se vendent lorsqu'il a 16 ans et passage obligé pour tous les artistes : Paris et ses galeries d’art. Lors de ses séjours, il renconntre Vasarelly, Magritte et Georges Mathieu, le Salon des Indépendants, la FIAC au Grand Palais…


"Si  Kazimierz avait été écrivain, il aurait inventé l'écriture de la couleur, musicien il aurait joué une musique sculpturale sur des corps de femmes tendues comme des harpes. Dans une autre vie, il sera tout à la foi, metteur en scène de surcroit.
- Christiane LA BLANCHERIE

"Il y a un peu plus de quinze ans, j'avais été frappé par les premiers tableaux de Kazimierz DZYGA. "Frappé" est le mot qui convient car leurs thèmes, leurs compositions, leurs harmonies sont restés fixés dans ma mémoire. Aujourd'hui, DZYGA est un grand peintre qui est parvenu à la maîtrise de son talent, mais j'aime qu'il n'ait renoncé à aucune de ses obsessions, et que notamment, la femme et la pierre continuent d'inspirer ce silence fantastique qui émane de toute l'oeuvre et lui prête un si inquiétant pouvoir. Ce superbe artiste réussit à régner avec une précision réaliste sur l'imaginaire. Il lui suffirait de peindre une goutte d'eau pour qu'elle pour enferme et reflète tout un univers."
- Jacques LAURENT de l'Académie Française 1985

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Juge 3

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